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Le vice-ministre Sigitas Mitkus : nos priorités pour l'UE sont de renforcer le soutien à l’Ukraine, défendre nos frontières orientales et augmenter la compétitivité

Le 16 septembre s'est tenu à Bruxelles le Conseil des affaires générales (CAG) de l'Union européenne (UE), où la Lituanie était représentée par son vice-ministre des Affaires étrangères Sigitas Mitkus.

Les représentants des États membres de l’UE ont commencé à préparer le Conseil européen des 23 et 24 octobre. Au cours de la discussion, le vice-ministre a souligné que la réunion d’octobre devra prendre de nouvelles décisions sur le soutien à l’Ukraine, le renforcement de la sécurité et de la défense de l'UE ainsi que l’amélioration de la compétitivité de l’UE.

« L’UE doit agir avec détermination pour accroître son soutien global à l’Ukraine, exercer une pression maximale sur la Russie et faire en sorte que l’adhésion de l'Ukraine à l'UE devienne une réalité dès le 1er janvier 2030 », a souligné le vice-ministre.

Le vice-ministre a également appelé à une mise en œuvre au plus vite du plan européen de préparation à la défense, à un financement supplémentaire pour la protection des frontières orientales de l’UE et à une réponse à la menace des violations croissantes de l’espace aérien russe par des drones.

« Nous sommes solidaires de la Pologne, dont l’espace aérien a été violé par des drones russes, et nous voyons la nécessité d’une action décisive de ‘UE pour défendre notre espace aérien », a souligné le vice-ministre.

Le CAG a également discuté de la programmation législative de l’UE pour 2026, la Commission européenne ayant présenté une lettre d’intention décrivant les priorités législatives de la Commission pour l’année prochaine. Le vice-ministre S. Mitkus a noté que les priorités de la Lituanie se reflètent largement dans les plans de travail prévus par la Commission : « Nous apprécions particulièrement l’attention portée à la sécurité des frontières orientales de l'UE, au soutien à l'initiative des pays baltes pour un mur de drones, et au renforcement du soutien à l’Ukraine. »

Sigitas Mitkus a également souligné la nécessité de continuer à renforcer la compétitivité de l'UE et sa résistance à la désinformation, et d’assurer des liens entre la législation européenne et le cadre financier pluriannuel de l’UE.

Deux discussions sur les questions du principe de l’État de droit ont eu lieu lors du CAG. La discussion générale a porté sur les changements intervenus dans la mise en œuvre des principes de l’État de droit au sein de l’UE, sur la base du dernier rapport de la Commission européenne sur l’état de droit dans l’UE. La situation de l’État de droit a également été discutée avec les représentants des quatre pays qui négocient leur adhésion à l’UE : l’Albanie, le Monténégro, la Macédoine du Sud et la Serbie.

Lors de cette dernière discussion, les pays nordiques et baltes (NB5) - Estonie, Lettonie, Lituanie, Finlande et Suède - ont souligné que l’intégration des pays candidats dans le dialogue annuel est l’une des étapes d’une intégration progressive. « Nous saluons les progrès réalisés en matière de réformes en Albanie et au Monténégro, nous encourageons la Macédoine du Nord à poursuivre ses efforts dans la même direction, mais nous sommes préoccupés par la stagnation des réformes et les restrictions des libertés en Serbie. Nous espérons que ces lacunes seront corrigées sans délai », a déclaré la représentante de la Suède au nom du NB5. La déclaration commune du NB5 a souligné qu’il continuerait à soutenir les efforts des pays candidats s’ils faisaient preuve d’une volonté politique claire et obtenaient des résultats concrets. Elle a également proposé d’inclure l’Ukraine et la Moldavie dans ce dialogue à l’avenir.

Comme point supplémentaire de l’ordre du jour, la France a présenté des propositions liées à l’initiative du bouclier européen de la démocratie, préparée par la Commission européenne. Le vice-ministre S. Mitkus a exprimé son soutien aux propositions françaises et à l’initiative de la Commission européenne, soulignant la nécessité de lutter contre les menaces de la désinformation, l’ingérence étrangère dans les processus démocratiques et l’importance de préserver la mémoire historique de l’Europe afin de renforcer la résilience des sociétés.